PARAFE : une nouvelle génération pour Roissy et Orly


​​​​​Dernière mise à jour du 28 septembre 2017

Objectif : fluidifier le trafic des voyageurs en réduisant le temps de passage aux frontières

Le système automatisé PARAFE (Passage Automatisé Rapide aux Frontières Extérieures) inauguré en 2009 à Roissy Charles de Gaulle se modernise en 2017. Dans ce cadre, Paris Aéroport a choisi Gemalto pour équiper, déployer et assurer la maintenance de la nouvelle génération de sas de contrôle automatisés.

Basée sur la reconnaissance des empreintes digitales, cette solution a pour but d'augmenter le flux des voyageurs tout en améliorant la qualité perçue. 87 sas de contrôle automatisés sont mis en place à Charles de Gaulle et à Orly.

Les passagers pourront franchir les nouvelles portes, plus rapides, uniquement grâce à leur passeport et à leurs empreintes digitales, et gagner beaucoup de temps aussi bien au départ qu'à l'arrivée.

La solution a été pensée pour évoluer de la reconnaissance des empreintes digitales à la reconnaissance faciale. Plus de 40% des voyageurs étrangers et français ​pourraient ainsi utiliser ce nouveau système contre 3 à 4% aujourd'hui pour la reconnaissance des empreintes des seuls passeports français.

Pourquoi cette évolution ? Pour quels bénéfices ?

 

Les aéroports de Paris soignent leur arrivée

C'est bien connu, avant d'embarquer à Roissy, on achète une tour Eiffel miniature, des Lacoste en solde, la dernière Swatch mais aussi quelques bonnes bouteilles qui seront consignées dans un sac plastique scellé ; signe que l'achat a bien eu lieu en duty free.

Le Groupe ADP​ a toujours axé sa stratégie « hors taxe » sur les halls d'embarquement. Luxueux et fort bien achalandés, ils excitent curiosité et carte de crédit du voyageur enfin libéré des fouilles et contrôles règlementaires.

Toutes les études convergent sur ce point : la courbe de stress, très élevée à l'arrivée dans le terminal, va s'effondrer une fois effectuées les formalités.

Autrement dit, le panier moyen est directement proportionnel au temps disponible avant l'embarquement. Un constat bien connu des gestionnaires d'aéroports dont les revenus proviennent pour plus de moitié d'activités « non aériennes » :

  • hôtels
  • parkings
  • business centers

mais surtout des zones de chalandises qui constituent des coups de cœur de dernière minute. A Roissy et Orly, tout est fait pour contribuer au bien-être du voyageur sur le départ. Réputation oblige, vins, parfums, foulards et articles de mode font partie du voyage.

Roissy 14 mai 2017 (source istockphotos)

Mais, contrairement à de nombreux grands aéroports, dont les halls d'arrivée jouent également la carte du hors taxe, l'accueil à Paris est plutôt rude.

Les contrôles frontières ont été renforcés, même pour les ressortissants nationaux et concitoyens de l'Union Européenne, suite aux nouvelles règlementations.

Les files d'attente dépassent la demi-heure et pas la moindre boutique pour se distraire, si vous arrivez en même temps qu'un A380 en provenance du golfe! Circulez, il n'y a rien à vendre ici ! Ces contrôles sont devenus le principal motif de mécontentement des passagers débarquant à Roissy.

 

Flux des visiteurs et aéroports CDG Orly

Roissy Charles de Gaulle et Orly en tête - Le Groupe ADP caracole en tête des aéroports les plus fréquentés : plus de 65 millions de voyageurs à Roissy Charles de Gaulle et 31 millions à Paris-Orly, soit la deuxième place du podium européen, juste derrière Londres-Heathrow, mais bien devant Amsterdam-Schiphol.

Avec une croissance annuelle soutenue grâce au dynamisme des compagnies aériennes low-cost.

Par ailleurs, le taux de correspondance à Paris s'établit à 24%. Un chiffre considérable à ne pas négliger!

Aéroport Charles de Gaulle terminal 2 Aéroport Charles de Gaulle terminal 2

Les aéroports parisiens doivent donc soigner particulièrement ces voyageurs qui ne connaissent de la France que ses terminaux et choisiront une autre mode de transit si l'accueil n'est pas au rendez-vous.

L'arrivée constitue en effet, le talon d'Achille du groupe français ; malgré la croissance des flux de visiteurs, les effectifs de la DCPAF (Police des Frontières) sont plutôt inchangés, voire revus à la baisse. Pour qui a la déconvenue d'arriver à une heure tardive le soir ou au petit matin après une nuit d'insomnie, en même temps que plusieurs gros porteurs, l'attente peut être éprouvante.

Parafe, le renouveau : un choix visionnaire en 2017

Très sensible aux hit-parades d'aéroports, qui conditionnent le choix de voyageurs en correspondance, le Groupe ADP a donc fait le choix de l'automatisation.

A la suite d'un appel d'offres très concurrentiel, où se sont affrontés les leaders du domaine, c'est Gemalto, champion de la sécurité numérique et des documents d'identités en particulier, qui a été choisi avec deux acteurs du Groupe Bolloré : IER, spécialiste en matière de fourniture de terminaux mobiles et bornes libre-service pour les grands réseaux de transport et sa filiale Automatic Systems, leader mondial de portillons d'accès sécurisés.

Une initiative qui va donner un coup de jeune au système qui commençait à montrer des signes d'essoufflement après une petite décennie de fonctionnement.

Au delà du passport français

A compter du premier semestre 2017, se sont 87 «eGates» qui vont être réparties entre Roissy et Orly. Ce sont les voyageurs français qui vont tester le procédé pendant une période d'un mois. Si les résultats sont concluants, il sera proposé à tous les ressortissants de l'Union Européenne, qui, conformément à la règlementation, disposent de passeports biométriques (avec empreintes digitales).

Contrôle des voyageurs et sas de contrôle biométriques

Des sas de contrôle biométriques qui fonctionneront aussi bien au départ qu'à l'arrivée. Comme c'est déjà le cas aujourd'hui, ce sont les doigts du passager qui constituent le précieux sésame permettant l'ouverture de la porte si la comparaison avec les empreintes stockées dans la puce du passeport est positive.

Automated Border Control

Roissy et Orly s'équipent aussi et remplacent les anciens sas PARAFE

Vers la reconnaissance faciale

Le contrôle automatisé des frontières s'inscrit dans une famille de services innovants proposés par Gemalto. Ils permettent une authentification biométrique multimodale, y compris la reconnaissance faciale, une vérification robuste des documents et une intégration simple aux systèmes d'immigration.

Cette solution répond parfaitement aux normes rigoureuses de sécurité et offre une remarquable efficacité opérationnelle pour les forces de police aux frontières.

Modalités de la biométrie pour le Groupe ADP

Le groupe ADP a fait le pari de la reconnaissance faciale : d'abord l'empreinte digitale, ensuite le visage.
Le procédé mis en œuvre dans un premier temps à Roissy et Orly sera basé sur la biométrie des empreintes digitales.

Mais, bientôt fini ces capteurs où le voyageur pressé laisse son empreinte!

Si la Police des Frontières valide le procédé, c'est le visage qui déclenchera l'ouverture du sas et non plus la correspondance de l'empreinte biométrique pour l'ancien système Parafe. Plus besoin d'hésiter entre l'annulaire et le majeur ! Un simple sourire et la porte s'ouvrira, si on est bien en possession de son passeport, par comparaison avec la photo stockée dans le microprocesseur du passeport biométrique.

Selon le Groupe ADP, 40% des voyageurs pourraient être éligibles à ce nouveau système.

Le système proposé est a` la fois « rapide, convivial et hautement sécurisé´ » confie un responsable du projet. Demande a été faite auprès de l'administration française de valider le procédé, car, pour l'heure, la réglementation française ne reconnaît que les empreintes digitales.

Comme les contrôles aléatoires sont de plus en plus pratiqués, la police de l'air et des frontières sera toujours en mesure de surveiller en temps réel les passagers, et bloquer l'ouverture d'un sas ou procéder à un contrôle supplémentaire en cas de risque identifié.

Une nouvelle génération de sas biométriques

Une nouvelle génération de sas biométriques

Les sas biométriques de Gemalto et de ses partenaires vont bientôt remplacer le système Parafe vieillissant et peu présent dans les aéroports parisiens. Un fonctionnement peu intuitif – quel doigt ? quelle main ?- sans compter les temps de réponse qui avaient fini par décourager des usagers pressés, qui avouaient préférer les agents de la PAF ( Police aux frontières).

Strictement réservés aux détenteurs de passeports français, PARAFE n'était pas utilisable par les ressortissants européens, contrairement à l'usage dans les autres grands aéroports.

La solution de passage aux frontières automatiques en livre service de Gemalto vise 3 objectifs :

  1. sécurité accrue
  2. confort des voyageurs
  3. maîtrise des coûts.

Elle recouvre une famille d'équipements tels que caméras, détecteurs biométriques, portes électroniques et logiciels destinés aux aéroports et autorités de police avec un souci constant de robustesse et de simplicité de fonctionnement.


Tout voyageur muni du passeport électronique peut ainsi éviter une queue fastidieuse et passer la frontière en quelques secondes grâce à une technologie parmi les plus performantes du marché. Plusieurs caméras, mises en batterie, accumulent les clichés dès qu'une personne pénètre dans le sas. Des miroirs attirent les yeux du passager et la compilation des images permet de l'authentifier en comparant son visage avec la biométrie du microcontrôleur du passeport.

Pas de possibilité d'erreur, pas d'inconfort, ni de perte de temps.

Une fois le contrôle passé, le voyageur pourra parcourir tranquillement les zones de chalandises avant d'embarquer.  

Guerre ouverte aux passeports contrefaits

Quand il  pénètre dans le sas, le voyageur pose son passeport sur un lecteur de documents très sophistiqué qui, en quelques secondes, vérifie validité et conformité au modèle en usage.
Toute anomalie est immédiatement identifiée, l'intégrité de la photo, comme le graphisme qui correspond au standard du pays. La comparaison avec les données stockées dans le microcontrôleur  est sans appel et toute fraude, immédiatement identifiée. Les algorithmes d'authentification biométriques – doigts, visage – sont particulièrement performants.

Une fois la validation du passeport effectuée, le système se connecte à des bases de données pour identifier des personnes recherchées ou pouvant représenter une menace.

Le sas biométrique détecte :

  • toute tentative d'intrusion forcée,
  • toute tentative de substitution de passagers,
  • la présence de plusieurs voyageurs.

Les parois vitrées permettent la surveillance à distance, et même porter assistance à une personne maladroite. Des équipements particulièrement robustes, vu l'usage intensif en aéroports, répondent aux besoins des voyageurs pressés.

Les avantages des sas biométriques

Les nouvelles e gates Parafe : maintenance minimum - flexibilité maximum


Les opérations de maintenance sont limitées au minimum, vu la robustesse du procédé. Les équipements IER et Automatic Systems fonctionnement aujourd'hui dans des zones de transport en commun très fréquentées comme les gares, métros et terminaux aéroportuaires. Ils présentent les meilleures performances du marché en termes de MCBF (Machine Cycle Before Failure). Pareillement, les caméras de reconnaissance biométrique sont fixes de façon à réduire le taux de panne, appelé « Mean Time Before Failure (MTBF) ».

Cette solution de Gemalto est particulièrement flexible ; à tel point que de nouvelles e-gates PARAFE pourraient être mises en service en quelques heures, en cas d'arrivées massives de façon à mieux gérer des flux de visiteurs ou lors d'évènements à sensation.

Le mode de fonctionnement est modulable de façon à pouvoir modifier les procédures de contrôle, mieux cibler les tentatives de fraudes, mais aussi gérer des voyageurs préenregistrés ou changer le type de biométrie. Bien entendu, la connexion à des bases de données permet de faire face à des demandes de la police et déjouer des menaces.

Nouveau Parafe : les solutions pour les aéroports

Gemalto a annoncé en mars 2017 le déploiement avec IER, spécialiste du développement de solutions de libre-service à l'aéroport, d'une solution innovante baptisée 'Fly to Gate' accompagnant les passagers de chez eux jusqu'à la porte d'embarquement de leur vol.

"Fly to Gate" permet une authentification biométrique multimodale, y compris:
  • la reconnaissance faciale,
  • une vérification robuste des documents
  • et une intégration simple des systèmes d'immigration.

Cette solution répond de surcroît aux normes rigoureuses de sécurité et offre une remarquable efficacité opérationnelle tant pour les aéroports que pour les compagnies aériennes.

Pour en savoir plus

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