Un brillant avenir pour la Mongolie


La modernisation technologique et les réformes politiques au cœur de la renaissance du pays

Auteur: Sarah Coles (The Review)

L’économie de la Mongolie est l’une des plus florissantes au monde, avec un taux de croissance phénoménal de 12,3 % en 2012, dû en partie à un secteur minier et une agriculture en plein essor. Ce pays, en passe de devenir un grenier à matières premières, opère actuellement sa transition vers l’économie de marché, déterminé à promouvoir son identité culturelle unique en tant que société moderne, urbanisée et informatisée.

Mongolie  

Pour réaliser ses objectifs, la Mongolie a entrepris la rénovation massive de ses différentes infrastructures industrielles, de transports et de services aux citoyens. Les richesses générées par l’explosion du commerce des matières premières, en grande partie géré par les acteurs industriels, sont progressivement réinvesties dans des projets de rénovation, afin de permettre à l’ensemble de la population de profiter de cette nouvelle prospérité économique.

L’arrivée au pouvoir d’un nouveau parti politique, à l’issue des élections de l’été 2012, et la condamnation pour corruption de l’ancien président Nambaryn Enkhbayar ont profondément marqué la population mongole. Le premier ministre Norov Altankhuyag s’est engagé à stabiliser l’environnement juridique actuel et à renforcer les mesures anti-corruption, afin d’encourager les investissements étrangers qui a leur tour, contribueront à la rénovation des infrastructures en Mongolie.

Le ministre mongol de la Justice et des Affaires Intérieures a également souhaité mettre à disposition des citoyens un système multifonction d’identification électronique, basé sur la solution biométrique Sealys BioPIN développée par Gemalto, une preuve que la Mongolie est en marche vers la modernisation. Depuis mai 2012, 3 millions de cartes ont été distribués à tous les citoyens de plus de 18 ans. Ces cartes biométriques jouent un rôle vital dans la sécurisation de l’identité de chaque citoyen mongol.

Les données personnelles et biométriques de la population contenues dans les cartes sont enregistrées dans une banque de données centrale. Ces détails sont ensuite intégrés à la carte, pour permettre la reconnaissance et la protection efficaces de l’identité ainsi que pour favoriser la surveillance et le contrôle de la circulation des marchandises et des personnes aux frontières chinoise et russe. Les différentes fonctionnalités de sécurité de la carte permettent de réduire significativement les risques de fraude au sein du système.

L’accent est actuellement mis sur la protection et la sécurité des individus, mais de nombreuses autres applications pourraient être étudiées à l’avenir. La carte biométrique sera utilisée par les électeurs au cours des prochaines élections présidentielles, en juin 2013. Le gouvernement envisage également d’avoir recours à cette carte pour d’autres usages.

Aujourd’hui, la Mongolie compte moins de 700 000 internautes. Le pays ne fait état d’aucune restriction à l’usage d’Internet. En ce sens, l’ouverture de nouveaux points d’accès Internet officiels permettrait à la Mongolie d’intégrer l’e-gouvernement à son plan de transformation radicale.

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